mardi 9 décembre 2014

J'étais sa chose - Nabila Sharma

A 7 ans, Nabila commence à prendre des cours à la mosquée. Mais dès l’instant où elle croise le regard de l’imam, elle comprend que quelque chose ne va pas. Et les cinq années suivantes sont un enfer pour Nabila. « C’était mon professeur de religion. J’aurais dû pouvoir lui faire confiance.
Mais il m’a fait faire des choses… des choses innommables que je n’oublierai jamais. J’étais devenue sa chose. » Chaque jour, derrière les murs de la mosquée, lieu pourtant sacré, il agresse la fillette.

Physiquement et psychologiquement. Battue, violée, Nabila ne peut rien dire de son calvaire. L’imam est un homme respecté et personne ne la croirait. Pire : elle déshonorerait ses parents. Et même en Europe, dans ce type de famille pratiquante, l’honneur et la honte sont des questions de vie et de mort…


Mon avis:
Ce témoignage démontre à quel point certains points des religions "aident" les pédophiles à profiter des non-dits, des secrets honteux à ne pas divulguer et surtout de l'impunité que cela leur apporte. 

Nabila retrace une enfance pas facile, des parents qui, trop pris par leur travail, délaissent leurs enfants. Elle est la seule fille d'une fratrie de 5 enfants et déjà à la maison elle subit les affronts de ses frères. Entre le souffre douleurs de l'un et le punching ball de l'autre, son enfance n'est pas que bonheur et très vite cette petite fille perd l'innocence qui caractérise l'enfance. 

Comme tous les membres de sa famille elle devra suivre l'école musulmane, avec 2h de cours chaque jour de la semaine. Mais sa beauté est telle qu'elle devient très vite la proie d'un prédateur qui n'aura aucune limite car aucune crainte. Les frères de Nabila étant déjà partis, elle n'aura aucun secours sauf ceux portés par quelques amitiés, mais même cela lui vaudra des ennuis. Des parents qui croient en l'imam tout puissant et qui n'oseraient de toute manière rien dire s'ils venaient à le savoir vu la honte que cela ferait à leur famille. 

Au final Nabila, devra subir durant 5 ans les traitements les plus cruels pour un enfant et cela avec en plus la honte et la culpabilité. Quand ses parents viennent à l'apprendre ils ne prennent pas sa défense bien au contraire! Et la voilà à nouveau seule face à la honte. Sa mère l'accusera, bien des années plus tard, d'avoir tué son père avec la culpabilité que tout ceci avait apporté à leur famille. Au moment de mourir, Nabila entendra encore sa mère lui indiquer que son père était en réalité un autre homme, mais elle ne veut plus entendre cela, elle ne veut plus être la petite fille meurtrie. 

Elle mettra des années à essayer de se reconstruire et y parviendra tant bien que mal.

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