vendredi 12 mai 2017

Patients - Grand Corps Malade

À tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu'on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.

Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, est en 1977, sous le soleil de la Seine-Saint-Denis. Enfant, il veut devenir prof de sport. Mais la vie lui réserve un autre destin. Armé d'une béquille et d'un stylo, il se lance dans la musique: en 2006, son premier album, Midi 20, se vend à plus de 600 000 exemplaires et l'artiste est primé deux fois aux Victoires de la musique.

Mon avis:
Défi Lecture 2017: Validé le 14 (Premier livre d'un auteur)

Ce livre nous retrace la réalité de ceux qui perdent la maîtrise de leur corps du jour au lendemain. Que ce soit les paraplégiques ou les tétraplégiques, partiels ou complets, ces gens qui ont vu leur corps leur faire défaut ne s'étaient, sans aucun doute, pas préparé à tout ce que cela allait impliquer.

Fabien voulait devenir prof de sport, avant la vingtaine il se retrouve cloué sur un lit avec comme diagnostique de ne plus remarcher de sa vie. Un accident bête! Plonger dans une piscine peu profonde et peu remplie... Mais au final tous les accidents ne sont-ils pas bêtes? Tous ces gens qu'il va croiser dans les couloirs et qui sont aussi au début d'une vie qu'ils ne voulaient pas, ont-ils pour autant commis une faute?

Ce livre nous retrace la dureté de ces centres de réhabilitation que certains comparent à des prisons. Il nous parle des soignants qui font de leur mieux mais avec beaucoup de monde à voir ce n'est pas toujours facile, des infirmiers qui sont parfois trop pressés pour s'attarder à chaque appel, des médecins qui justement oublient que ce sont avant tout des êtres humains qu'ils ont devant eux... Mais aussi des autres, de ces gens que l'on croise dans la vie et qui nous rappellent, quelque part, la chance que l'on a part rapport à eux....

Mais on nous y retrace aussi la dureté de tout ce qui change pour le patient ! Le manque de force, la perte des muscles, l’état quasi végétatif de certains... Le rythme des journées entre les repas, les soins divers et les moments de «détente». Mais aussi l'impuissance de devoir être dépendant pour chaque geste de la vie : se laver, s'habiller, manger, changer de chaîne à la télé, téléphoner, parler, mâcher, aller au toilette... Tout n'est plus qu'une questions d'attente... L'attente que quelqu'un vienne vous aider à faire les gestes du quotidien... Une manière simple de nous immerger dans une partie du quotidien de ces gens blessés par la vie mais, dont certains, gardent un moral capable de les surélever au-delà des espérances médicales...

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